
Paru sous le titre The Big Short.
Auteur:
Michael Lewis est né à La Nouvelle Orléans en 1960. Il a travaillé comme investisseur, au milieu des années 1980, pour la banque Salomon Brothers, expérience qui lui a donné la matière de son premier livre, Poker Menteur (Dunod, 1993), comparé, lors de sa sortie au Bûcher des vanités, de Tom Wolfe. Il est aujourd’hui journaliste à Vanity Fair.
Avis:
** LE livre sur la crise des subprimes aux Etats-Unis ! A travers les récits des différents personnages, l'auteur arrive à nous expliquer, en des termes compréhensibles pour des non familiers de la finance, les fondements de la crise hypothécaire. Les CDS et les CDO sont ainsi décrits en détail et n'auront plus de secret pour le lecteur à la fin du livre.
** Plutôt que de faire un énième livre de réflexion sur l'absence de régulation, l'aviditié des opérateurs de marché ou l'irresponsabilité des banquiers centraux, Michael Lewis nous raconte la crise financière en utilisant certaines armes du scénariste de thriller: les héros sont des personnages totalement inconnus (un analyste financier obsessionel, un gérant de fonds autiste, un trader caractériel, ...) qui ont pour seul trait commun d'avoir su voir venir très tôt la catastrophe financière. "Le casse du siècle" n'est donc pas le récit d'un hold-up, mais l'histoire de quelques visionnaires qui se sont enrichis, mais ont aussi payé psychologiquement pour ne pas s'être trompé. Car, comme le souligne l'un deux, "il devient morbide de faire des investissements qui rapporteront un pactole si une tragédie se produit" (to be short signifie parier contre la marché).
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